La très vraie histoire de la girafe qui en 1824 voyagea pendant deux ans
du Soudan à Paris
en passant aussi par Alexandrie d’Egypte et la Méditerranée et Marseille

avec la participation extraordinaire
de l’Alexandre Calabresi et de Luca Salata

mise en scène Carlo Rossi dramaturgie Francesco Niccolini, Roberto Abbiati

lumières et direction téchnique Silvio Martini choix musicaux Fabio Besana
décors construits dans l'atelier de Armunia tente fournie par CSC Milan
traduction française Sara Rossi

My-Linh Bui
mylbui@gmail.com
Tel : +33 6 88 18 72 32 (France)
+ 32 473 594 325 (Belgique)

production armunia benvenuti srl
et carro di jan


   
 

au rythme des flâneurs

J’ai un devoir.
Je dois ramener la girafe chez elle. Je dois la trouver et ensuite faire ce voyage à l’envers.
Je suis en voyage, les amis, désormais je suis en voyage, voilà ; où l'on va exactement, ben, c'est pas encore clair, on sait pas trop, moi et les autres, même pas ce qu'on raconte,, de toute façon on va raconter. On raconte des histoires.
Il y aura bien quelque part quelqu’un qui nous aide à mettre de l’ordre dans notre tente, dans notre maison, dans notre tête.
Sous une tente de 6 mètres x 8 avec un publique de 80 spectateurs on raconte les vicissitudes de la première girafe de France et d’un pauvre diable qui après des années décide de la ramener chez elle.
«  Me voici messieursdames pour vous découvrir une rare vérité. »
c'est une Girafe Camélopardalienne
Un peu flétrie à vrai dire, mais unique et très spéciale.
 Mais entretemps veuillez écouter l’histoire la mienne la sienne et les autres »

L’histoire
Le spectacle raconte une aventure surprenante qui se réfère à l’histoire et la géographie de Napoléon et la Restauration, la naissance de l’egyptologie et les difficiles équilibres politiques de la Méditerranée orientale, entre Grèce, Albanie, Turquie et Afrique du nord. Principaux personnages de l’histoire, le pacha d’Egypte, Memet, et son conseiller privé, Bernardino Drovetti, piémontais, ex soldat napoléonien et consul français au Caire.
Pris dans une mauvaise vicissitude diplomatique, les deux protagonistes inventent un cadeau surprenant et "réparateur" pour Charles X, roi de France pendant la Restauration post révolutionnaire et post napoléonienne : une girafe, cadeau d’une immense valeur, symbolique et scientifique. En Europe, avant le roi Charles, seuls Jules César dans l’antiquité et les Médicis à la Renaissance, avaient possédé une girafe. Et quoi de mieux qu’une girafe pour suivre la nouvelle vague de goût exotique et merveilleux de l’Europe des salons et des premiers reportages scientifiques et archéologiques ?
Ainsi commence, en 1824, la rocambolesque histoire de Bernardino Drovetti et de ses assistents Hassan et Atir, qui capturent au Soudan le précieux bébé animal (mais déjà haut presque un mètre et demi) et le transportent jusqu’à Paris avec un voyage digne de Jules Verne. D’abord liée sur un chameau, ensuite le long du Nile sur une felouque, puis à Alexandrie en Egypte, la girafe monte sur un piroscaphe italien, sur lequel on est obligé, par exemple, de trouer le plafond parce que le bébé girafe a grandi...
Le voyage se poursuit dans la Méditerranée sur le bateau qui transportera l’animal jusqu’à Marseille, où la girafe (Zarafa, comme on l’appelle en Egypte) devient petit à petit une célébrité absolue. L’hiver se passe sous la protection du Préfet de la ville et au printemps la girafe, au lacet, au rythme de vingt kilomètres par jour, arrive jusqu'à Paris. Chaque jour une étape et chaque étape est une entrée triomphale. Les villes de France essayent de s’arracher l’événement, jusqu’à la gloire parisienne du Jardin des Plantes et la rencontre avec sa majesté elle-même. On est en 1827, trois ans sont passés depuis le début, et en France, désormais on est en pleine “nouvelle vague de la Girafe”…

au rythme des flâneurs

Le spectacle
Le neveu de Bernardino et son improbable toupe, en tout et pour tout semblable à celle de l’expédition de 1824, sont en train de ramener Zarafa en Afrique : on ne sait pas trop comment ils ont réussi à s'en emparer, mais avec la plus grande nonchalence, ils ont décidé de ramener l'animal d'où il est venu. Ils ont l’air très modeste d’un petit cirque fâné qui profite de cette occasion pour raconter les aventures de la girafe et pour gagner quelques ronds, peut-être pour le voyage, plus probablement pour survivre. C’est un petit cirque sans grands numéros, mais riche de nostalgie: de la maison, de l’Afrique, de la bibliothèque d’Alexandrie d’Egypte et surtour de poésie. Poètes africains, européens, vers sur la Méditerranée, sur le voyage et pas seulement, finiront par devenir le vrai tissus émotif de ce spectacle qui oscille toujours entre les rires et les sourires, la merveille et l’invention. Pavese, Rimbaud, Ungaretti, Brauquier, Caproni, Orsenna et pleins d’autrs auteurs et poètes entrent dans ce caravanserrail ambulant, qui – grâce aussi aux objets imaginaires de Roberto Abbiati et sa verve de rockstar - enchante et amuse pour une petite heure.

Les thèmes
L’Afrique, la Méditerranée, Alexandrie, Marseille sont les grands protagonistes du spectacle, qui se déroule comme une aventure interéthnique ante litteram, du dix-neuvième siècle, avec toutes les difficultés de l’époque, grâce surtout aux magouilles d’un italien qui devient consul français en Egypte et s’enrichit en vendant aux parisiens momies et pièces archéologiques, et au pacha d’Egypte, d’origine albanaise, qui commerce en esclaves, armes et…. Girafe ; chasseurs d’animaux,voyageurs, scientifiques et poètes complètent le cadre.

Il y a beaucoup de lectures possibles et de points à traiter en profondeur.
- la géographie d’Afriqu : le Nile, de sa source à son embouchure, en passant par le Soudan et l’Egypte
- l’histoire d’un mammifère hors du commun comme la girafe
- la vie en Afrique: mythes, vérités et légendes
- l’histoire d’Alexandrie d’Egypte et de sa bibliothèque
- les voies de la Méditerranée et la valeur de la mer dans le système afro-européen
- la poésie et la musique
- l’histoire d’Europe de Napoléon à Charles X
- la France, la science, l’egyptologie et les cabinets de curiosités

au rythme des flâneurs

Fiche technique

Durée du spectacle: 60 minutes.
80 spectateurs

La compagnie est autonome en ce qui concerne lumières et phonique.
Le spectacle se déroule sous une petite tente de mt. 6x8x5 (structure à norme et ignifuge.)
Montage - durée 7 heures - un espace couvert de mt. 12 x 10et 5 mt de haut minimum.
1 jour de pré-montage avec l'espace disponible à partir de 15 heures.
Deux aides pour décharger le matériel (une heure) et le montage de la structure (deux heures).
Charge électrique 10 Kw trifase + neutre + terre, prise 32 A.
Démontage - durée 5 heures - deux aides pour démonter la structure (deux heures) et charger le matériel (une heure) après le démontage.